mercredi, 30 novembre 2005

Le Vil Landru à Villandry, 3

medium_hpim3756.jpg
A vous d'écrire les six (au plus) phrases du chapitre 3.
Que va-t-il se passer ? J'en tremble d'avance...

jeudi, 24 novembre 2005

Le Vil Landru à Villandry, 2

medium_hpim3814.jpg

 

     Voilà. C'est à vous, chers lecteurs, d'écrire la suite du roman-photo Le Vil Landru à Villandry.

     Le premier commentateur écrit la première phrase, le second la seconde, et ainsi de suite; chaque très bref chapitre, illustré par une photographie, ne peut dépasser six phrases (donc six auteurs différents). A partir de la 4ème phrase, un co-auteur peut choisir que sa phrase est la dernière du chapitre à condition de le préciser. Je suis, il va sans dire, le seul arbitre du jeu; j'ai également le droit de participer à l'écriture (mais pas d'écrire la première contribution).

    Il est indispensable de tenir (au moins un peu) compte de la photographie, et du chapitre précédent.

    It's up to you now.

mardi, 22 novembre 2005

Le Vil Landru à Villandry, chapitre 1

medium_hpim3753.jpg
          Les fruits de mes entrailles à peine goûtés, je m'exilai sur les bords de la Loire, à Villandry. Arrière-petit-neveu d'un grand criminel renommé, dont le patronyme était devenu un nom commun, je ne pouvais plus supporter la vie parisienne, que je craignais pourtant de regretter.
          Ma première pensée fut pour ce château si attendrissant, avec le dallage merveilleux de sa cour centrale. J'y vis les signes géométriques de ma vie passée, et la promesse kaléidoscopique de ma vie future dans ces parages.

dimanche, 20 novembre 2005

Commentaires

Il est désormais possible de poster des commentaires sans limite de temps.

vendredi, 18 novembre 2005

Alors, heureux?

Je tiens à remercier Simon pour ses lumineuses explications, qui m'ont permis d'élargir les colonnes, etc.

Profites-en, Guillaume, pour rappeler qu'il reste trois et cinq jours respectivement aux internautes pour voter et décider de la suite des deux romans actuellement en cours de publication sur le site: Avril déjà dérape, dont le chapitre 1 a été publié lundi, et La Flemme etc., dont le chapitre 1 a été publié mercredi..

mercredi, 16 novembre 2005

La Flemme..., chapitre 1

Vous trouverez, entée à cette note, le chapitre 1 de La Flemme de faire la vaisselle le soir après le dîner, deuxième roman interactif de la fournée. Comme pour Avril déjà dérape, les lecteurs sont invités à voter pour l'un des trois choix donnés après le texte du chapitre, dans un délai impératif d'une semaine à compter de la parution de cette note.

 

 

 

Chapitre I

J’avoue

Vous avez écrit, sur une feuille volante destinée à prendre des notes, le nombre 80, et, mécontent du chiffre 8, que vous avez craint de ne pas reconnaître ultérieurement, vous en avez rectifié la graphie jusqu’à le rendre presque illisible, ce qui vous a agacé car vous êtes coutumier de ce genre de détériorations bien intentionnées. Puis vous vous êtes interrogé sur la raison qui vous a poussé à porter une cravate jaune pâle par-dessus votre chemise bleu pétrole, cela seulement, en fait, parce que cette cravate est la seule que vous ne mettiez presque jamais de votre assortiment de quelque quarante cravates, et que vous avez voulu réparer ce tort, au nom de qui sait quel inepte principe de roulement vestimentaire qui s’est insidieusement glissé dans vos pensées, et toujours est-il que vous voici affublé d’une affreuse cravate jaune pâle – d’où vient-elle, d’ailleurs ?

Puis, votre voisin, un jeune homme d’allure militaire ou sportive – ce qui revient au même – a sorti de la poche de son blouson (qu’il ne quitta pas du trajet, en dépit d’une chaleur prononcée dans la voiture où vous vous trouviez comme de très nombreux autres passagers) une feuille pliée en quatre et passablement usée ou noircie déjà. Lorgnant vers le quart de feuille qu’il contemplait assidûment, vous avez vu qu’il s’agissait d’une grille de sudoku d’un niveau de difficulté moyen et presque vierge, à l’exception des chiffres déjà imprimés pour servir de points de départ à la réflexion stratégique. Vous avez souri en coin, avez rangé, dans votre serviette, le livre que vous lisiez depuis le départ du train avec la feuille volante, et avez sorti de la poche intérieure de votre veston une feuille pliée en quatre semblable à celle du jeune militaire, et où se trouvait imprimée, sur chacun des quatre quarts, une grille de sudoku d’un niveau de difficulté qu’il n’était pas possible de distinguer et que vous avez commencé à remplir, fort promptement, mais avec des lettres en caractères minuscules.

Votre voisin, sourd au monde et tout à la musique de son baladeur MP3, aveugle à vos manœuvres, ne semble pas avoir vu votre petit manège. Vous avez poursuivi vos inscriptions, et j’ai su alors que vous apparteniez à la catégorie des hommes qui ont la flemme de faire la vaisselle le soir après le dîner mais qui, d’autre part, adorent cette tâche domestique et ne la laisseraient, pour rien au monde, la laisser accomplir à leurs proches.

Oui, je le sais. J’en ai connu, des comme toi. J’en ai maté des plus difficiles que toi. Le pire, c’est quand vous oubliez vos clefs, ou plutôt, quand vous croyez les avoir oubliées. Vous tâtez vos poches, vous cherchez partout, vous les retrouvez, mais, dans votre affolement, vous aviez déjà fait demi-tour, et gravi les escaliers de l’immeuble… Dans ton genre, il y a aussi ceux qui croient ne pas avoir fermé la porte à clef… Ils font demi-tour trois fois pour s’assurer que la porte est fermée. Je te le dis : vers la trentaine, si tu as vécu avec quelqu’un qui se moque de toi, qui t’en fait voir de toutes les couleurs avec ça, tu guériras. On en guérit très bien.

Mais vous, impassible, la trentaine mieux que sonnée, envolée déjà, vous ne sauriez appartenir à cette catégorie. C’est un orchestre disparu : votre jeunesse ? Vous êtes donc de ceux qui pour rien au monde ne laisseraient les autres faire la vaisselle, mais cela va plus loin encore : vous trépignez si on envisage devant vous l’éventualité d’acheter un lave-vaisselle (ah non, les traces sur les verres…), vous vous fâchez tout rouge si un ami bien intentionné propose d’essuyer les assiettes qui s’empilent (ça sèche très bien tout seul sur l’égouttoir), et aussi, le plus idiot, une vaisselle énorme vous rend furibard (oh, tu as vu ça, tous ces verres ?) mais vous n’en démordez pas : personne ne la fera à votre place.

Enfin, voilà : vous avez toujours la flemme de faire la vaisselle avant d’aller vous coucher. Douche, travaux divers, film, un bon livre au lit : tout vaut mieux que la vaisselle, à ces moments-là.

Dans le train, vous remplissez des grilles de sudoku de lettres en caractères minuscules, au stylo bille bleu. Votre voisin s’en désintéresse. Mais, de l’autre côté de l’allée, étendant ses jambes et contraint de les ramener vers lui à chaque fois que passe quelqu’un, un obsédé vous observe. Il aime bien dire je.

 

Les choix

1) Je parle de lui-même en disant vous.

2) Le vous du chapitre 1 dit maintenant je.

3) Le vous du chapitre 1 devient de manière évidente le personnage principal : c’est un il dont le chapitre 2 décrit le physique et le passé.

lundi, 14 novembre 2005

Avril déjà dérape, chapitre 1

Vous trouverez ici le chapitre 1 d'Avril déjà dérape. Comme pour chaque chapitre de la fournée de romans qui seront publiés au compte-gouttes sur ce site, les lecteurs ont une semaine (à compter de la date de publication de cette note) pour voter pour l'un des trois choix donnés après le texte du chapitre 1 ci-après, afin de décider de la suite à donner au roman.

 

 

Chapitre I

Des décombres

 

Ruine totale, rien que des décombres !

Pascal Picochard s’était éveillé avec cette phrase en tête. D’où venait-elle ? Des limbes du sommeil, des songes ? Pascal Picochard n’en eut cure, se frotta les yeux, puis alla jusqu’à la cuisine sale où, sans mégoter, il se fit un café ultra fort, non pour tenir le coup durant la journée, mais pour supporter l’idée même qu’une nouvelle journée commençât.

Le café avait un goût succulent, presque sublime ; ce n’était pas souvent qu’il ressentait cela, mais l’arôme l’envahissait par-delà les vertus roboratives ou presque médicamenteuses de cette boisson commune, comme réveille-matin, à de si nombreux peuples. Il était cinq heures et demie – l’heure de son lever du lundi au vendredi – en ce matin d’octobre finissant. Le café finissait de tiédir dans la grande tasse ronde. Il repensa à cette phrase qui demeurait : Ruine totale, rien que des décombres !

Des décombres, il ne devait en avoir cure, car c’était une partie non négligeable de ce qu’il voyait dans son métier. Grutier, en six ans il avait vu bien des terrains vagues où gisaient de vagues traces de bâtiments démolis, puis aidé à construire des bâtiments le plus souvent affreux, à l’emplacement de ces misérables débris. Pourtant, le mot, s’il le connaissait, n’était jamais employé sur les chantiers : gravats, débris, poussières, morceaux ; décombres, jamais.

Evidemment, cette phrase le tourmentait, car elle n’avait rien d’énigmatique ; c’était cela, son secret ; il était question de ruine et de décombres. Souvent, il s’éveillait avec des bribes de phrases à l’esprit. Plus souvent encore, il s’empressait d’oublier ces fugaces fragments, arrachés sans doute aux derniers instants d’un rêve, et, quand bien même il aurait souhaité les mémoriser, cela lui était généralement impossible. Cette fois-ci, la phrase restait. Il la visualisait, même, avec une virgule et un point d’exclamation ; une pause puis un cri. La phrase demeurait, et il la voyait écrite dans un cahier d’écolier, au feutre de couleur, puis sur une page de journal, légende d’une photographie qu’il ne parvenait pas à percevoir, puis encore en grandes lettres vulgaires, sur un panneau publicitaire. Curieux… Quand il est pareillement excellent, le café favorise-t-il les visions ? C’est déjà bien assez d’être agacé par une petite phrase insignifiante, au matin, quand il faut déjà essayer de s’habituer à l’idée d’une nouvelle journée de travail sur le chantier des Ravissements d’Adagio. Il n’avait jamais travaillé sur un chantier dont l’équipe rassemblait autant de caractériels et d’incapables, et dont le nom fût aussi stupide et, en même temps, par ses connotations paradisiaques ou doucereuses, autant éloigné de la réalité. Mais enfin, cela n’aurait de sens que pour les habitants de cette résidence : peut-être le chantier était-il infernal, mais la vie dans cet immeuble serait-elle un rêve.

Ruine totale, rien que des décombres ! Comment comprendre que, malgré le café, malgré la radio allumée, malgré la volonté d’oublier, cette phrase s’insinuât de plus en plus dans la conscience de Pascal ?

Pascal Picochard – cela a son importance – décida, son excellent café bu, accompagné d’ailleurs de tartines beurrées, de se raser, et pour ne pas déranger les dormeurs en se faufilant jusqu’à la salle de bains, il fit, comme à l’accoutumée, sa toilette matinale en usant de l’évier de la cuisine. Il avait là tout ce dont il avait besoin : gant, savon, rasoir, brosse à dents et dentifrice. N’ayant pas de miroir, il se rasait au jugé, à la lueur d’une ampoule de 40 watts, et, s’il se coupait fort rarement, il lui arrivait en revanche d’oublier quelques poils très courts près des oreilles et juste en dessous des narines, de sorte que, certaines fois déjà, des collègues, des amis, des connaissances, s’étaient fait la réflexion que Pascal était quelqu’un de curieusement mal rasé. Mais personne, jamais, n’avait osé le lui dire.

 

 

Les choix

1) Pascal Picochard écoute une chanson de Gérard Manset, qui lui rappelle plusieurs scènes de son enfance.

2) Pascal Picochard passe une journée passionnante sur son chantier.

3) Il n’est pas question de Pascal Picochard dans le chapitre 2.

dimanche, 23 octobre 2005

D'un concept

C'est juste histoire de décevoir les attentes de mes nombreux lecteurs à venir: je ne publie pas cette note le lundi, comme les deux précédentes, mais avec un jour d'avance. Cela pour dire qu'avec du travail par-dessus la tête et trois autres carnets de toile (dont deux pour le travail), je n'ai pas encore eu de temps pour m'atteler à mes romans.

Dans l'immédiat, je vous demanderais de bien vouloir méditer sur le titre, non du site à proprement parler, mais du site tel qu'il apparaît dans la barre d'adresse: romanse... qu'est-ce que cela?

Je peux aussi, histoire de mettre l'eau à la bouche, annoncer le titre des trois romans désormais programmés:

  • Avril déjà dérape
  • L'Odalescent
  • La Flemme de faire la vaisselle le soir après le dîner (et la nécessité de s'y mettre avant de partir au travail, tôt le matin)

Ce dernier titre, qui correspond au troisième roman actuellement en chantier, se compose d'un titre et d'un sous-titre. Il faudra d'ailleurs que j'envisage de publier des pages de titre, avec les polices et tailles de caractère idoines.